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Au pays des Xhosas
Delphine
Port St John

Apres des heures passées dans les collines, nous décidons de prendre la route qui descend vers l’Océan Indien. C’est un site d’une beauté exceptionnelle, Port St John, niché dans une baie, entre des montagnes à la végétation tropicale et deux estuaires de rivière qui se jettent sur la mer. C’est un réel havre de paix, ou nous camperons face à la mer, au pied des montagnes, chez des hippies très sympas qui ont créés un très bel endroit de chambre d hôtes, tout en bois.


Ce 2 octobre en début d’après midi, nous voila partis en balade, à la découverte du village qui se trouve en face de notre montagne. Apres une petite demi-heure de montée dans les montagnes, avec quelques jeunes filles xhosas croisées sur le chemin, nous nous retrouvons face à la pauvreté de cette population.

Les maisons en bois, en terre, en tôle, parfois en brique sont bien la, les unes sur les autres. Dans l’allée principale nous rencontrons des enfants seuls (3-4 ans), qui jouent dans les poubelles. Ils aiment nous sourire, et répondent à nos bonjours et signes de la main. Certains sont surpris de nous voir, d’autre sont gênés de notre présence, bref nous sommes au cœur d’un univers à part, hors du temps. Nous nous rendons vite compte, que dans ce village, certains ont de plus belles et plus grandes demeures que d’autres, les femmes sont aux fourneaux, étendent le linge, les hommes sont rarement la.
  
Du 1er au 3 Octobre 2008
Il n’y a aucun commerce de proximité dans ces villages, du coup il faut faire de longue distance, à pied, pour rejoindre la ville la plus proche. Nous croiserons notamment à Port St John, des femmes avec leur cadi, rempli de pain et rien d’autres. Nous devinons que leurs courses sont pour le mois ou d’autres personnes au village. Aussi la moitie du magasin vend du blé, du mais, de la farine, du riz en très grande quantité, difficile de trouver ma tablette de chocolat lait/noisette ;0)

L’autre problème majeur, est celui de l’eau, la plupart des villages n’ont pas l’eau courante, et la pompe est toujours à des kilomètres et des kilomètres à pieds. Ici, c’est la mer, le principal fournisseur, nous croiserons de nombreuses femmes, remplir leur jerricanes avec l’eau de la mer.

Parmi tous les enfants que  nous croiseront au cours de notre chemin, aucun ne sera propre, lavé, leurs habits sont vraiment sales. Nous avons pu comprendre, que s’ils ne travaillent pas, ils vont à l école et apprennent notamment l’anglais, mais encore une fois avant de rejoindre l’école se sont des kilomètres à parcourir à pied. Il n’y a pas de ramassage scolaire.


  
Umtata et Qunu

La visite du musée Nelson Mandela, ancienne capitale du Transkei était un passage oblige et très attendus de notre part, suite a la lecture de ces mémoires (Un long chemin vers la liberté). La première partie est consacrée à son action et son combat, et la deuxième partie représente sa collection privée de tous ces cadeaux, venant du monde entier. Nous nous sommes déplacés jusqu’ à son village natal, Qunu, ou une toute nouvelle école a été créée grâce à lui.
L'Expédition / Afrique / Afrique du Sud / 'Au pays des Xhosas'
Un des moments impressionnants est la rencontre du « prêtre » prés de l’Eglise du village, nous avons pu ressentir une sorte de magnétisme, des son approche.
In English
Nous nous apercevrons très vite, qu’ils vivent très modestement, et possèdent très peu de moyens. Nous croiserons de nombreux troupeaux sur la route, de vaches, de chiens, de moutons, se baladant et traversant la route à leur gré, faute de pâturage et de près bien délimités. Du coup il est très courant, que des animaux meurent sur la route, nous croiserons deux chèvres décapitées, et le plus impressionnant est ce cheval mort, que quelques chiens errants commençaient à dévorer.
C’est dans la région de l’ancien Transkei, de Port Edward à Port Elizabeth que la population Xhosas est la plus importante. C’est de loin et sûrement notre région préférée, de part la beauté des paysages (moins construits, très sauvages) où les huttes xhosas de couleurs turquoises constellent les vallées et collines vertes. C’est aussi de part la culture et les traditions que nous pouvons tout de suite ressentir dans tous les moments de notre balade en voiture et a pieds.
La plupart de la population vit dans de nombreux petits villages, loin de la ville, loin de tout, entre montagnes et collines.

 Souvent présenté comme un peuple fier, chaque xhosa a un clan qui indique son ascendance jusqu'à un ancêtre spécifique. Nelson Mandela fait parti, par ex, du clan Madiba, issu d’un chef Thembu, qui régna au 18eme siècle. Ils sont donc dirigés par plusieurs chefs, ils parlent leur propre langue très chantante (lipilile ? « Comment ca va ? ») et maintiennent leur tradition. La sorcellerie se pratique couramment. Nous croiserons aussi des jeunes femmes, au visage peint à l'argile blanche, signe, qu’elles sont jeunes mariées.
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