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Rencontres (page 1)
Nous avons rencontré Steve et Nadine dans une auberge de backpackers à Swaziland, pendant notre road trip en Afrique du Sud. Stev et Nadine sont d'origine allemande et des travellers endurcis: ils sillonnent en vélo les routes d'Afrique depuis Avril 2006, soit depuis environ 2 ans et demi lors de notre rencontre!

Partis de Berlin, ils ont traversé la France, l'Espagne, le Maroc jusqu'au Sénégal, le Mali, puis sont descendus jusqu'au Congo, Uganda, Tanzanie et vers le bas jusqu'en Afrique du Sud en passant par le Mozambique. Avec environ 45kg chacun à porter, ils ont traversé des montagnes, déserts et villages enfouis dans la brousse et savane.
Stev et Nadine, cyclistes endurcis
Leurs anecdotes sont passionnantes. Ils nous racontent leurs négociations avec les chefs de village, les queues aux points d'eau, les ravitaillements, les enquiquinements etc..
On voit que ca leur fait du bien de nous parler, et on sent qu'ils ont passé de longs moments à deux, livrés à eux mêmes au milieu de peuples complètement étrangers. Quant à la suite de leur voyage, ils ne savent pas trop. On verra dans deux mois nous dit Stev. ‘We just follow the stream’. ‘Pourquoi pas l'Inde?’

Stev et Nadine ont adopté un rythme de vie tellement marginal qu'il leur sera surement très dur de rentrer en Europe, dans la jungle... urbaine.
Que ce soit sur la route, chez eux ou dans les auberges de backpackers, nous rencontrons pendant notre voyage beaucoup de personnes aux profils atypiques et captivants. Des guides, des voyageurs, les habitants des endroits que nous traversons, beaucoup ont des parcours interressants que nous aimerions vous faire découvrir. Ces personnes nous ont marqués et ont marqué notre voyage.

Nous leur dédions cette section - Portraits. 
Laurent
Liste des portraits
Dion, savant fou
Dion, quel personnage… Il nous ouvre la grille de son auberge de jeunesse à Muizenberg au sud de Cape Town, vêtu d’un jogging et d’un pull over disons carrément dégueulasses… On se demande depuis combien de temps il ne s’est pas changé, pour ne pas dire lavé. Il a un certain âge, les cheveux blancs ébouriffés et une barbichette longue de prés de 10 centimètres.
Derrière cette apparence très atypique se cache en fait un savant fou. D’origine Afrikaner, il est diplômé d’un phD à UCLA et est passionné de physique. Les mots sont faibles, il nous révèle avec passion et certitude que dans les 2 ans à venir on lui remettra le prochain prix Nobel scientifique. Depuis 86, il recherche et explore la physique quantique, jusqu'à récemment avoir trouvé une théorie controversante sur la dynamique de l’univers et à fortiori sa création. Il nous parle de torrs, d’électrons, de plus et de moins, et n’hésite pas à nous expliquer sa passion en gribouillant des schémas sur des bouts de papier.
  
A travers les questions de Delphine, il nous raconte les étapes de sa vie. Divorcé. Quatre enfants, dont sa seule fille décédée à quelques mois. Lui, sa sclérose en plâtre, son handicap. Ses problèmes d’alcool et de poids. Sa vie de 9 mois de sans abri dans sa voiture à Johannesburg. Ses révélations, rêves et questionnements. Et aujourd’hui, son activité de gestionnaire d’auberge de jeunesse.
On aurait pu l’écouter pendant plusieurs jours, et je pourrais en parler pendant des dizaines de pages. Ce qui est sûr, c’est qu’on se rappellera de lui. Ce qui est moins sur, par contre, c'est de le voir un jour parler en costume cravate à la télévision.

Laurent
Kapinga, guide et conducteur de mokoros
Nous avons partagé 3 jours avec Kapinga au Botswana lors d’une expédition dans le Delta de l’Okavango. Kapinga sait tout de la widlife (vie sauvage), et nous fait partager son savoir lors de plusieurs marches dans le Delta. Kapinga doit avoir une cinquantaine d’années. Il a aujourd’hui 3 enfants, dont un de 28 ans qui est comme lui guide touristique et conducteur de mokoros (cf article sur le Botswana). Il parle Setswana comme la plupart des botswanais. Son anglais est limité et approximatif, et on voit qu’il n’a appris l’anglais qu’à travers son contact avec les touristes.


Kapinga se prend parfois de quintes de toux. Je crois deviner son passé et lui pose directement la question. Kapinga a travaillé 10 ans dans une mine d’or à Johannesburg en Afrique du Sud. Ayant lu un bouquin à ce sujet, je sais à quel point les conditions de vie et de travail étaient horribles. Il faut savoir qu’en Afrique, beaucoup de pays se sont enrichis de l’exploitation de mines d’or et de diamants.
Autour de cette activité, beaucoup de perversions dans l’esclavage des mineurs et la vente des produits aux riches du reste du monde (avez vous vu le film ‘The king of diamonds’?).  Les mines ont employé des centaines de milliers de travailleurs, à écrasante majorité black. Les blancs dirigeaient par la force et l’humiliation, le régime d’apartheid renforçant ce système d’esclavage. Kapinga travaillait toute l’année à la mine, et revenait dans son pays une fois par mois pour nourrir sa famille.


On voit a travers le visage de Kapinga la souffrance de son passé. Cependant Kapinga sourit souvent, et se prend parfois de petites crises de folie ou il s’amuse à imiter les animaux. Il nous régale aussi d’histoires de touristes imprudents blessés/tués par la faune locale (lions, hippos etc). Kapinga est humble et m’impressionne par sa modestie et sa bonne humeur. Il est fier de son nouveau statut (malgré ses vêtements très sales, il porte toujours sa plaque de guide du Delta), et je ne peux que l'admirer.
Encore une fois, cette rencontre nous a permis de relativiser sur nos petits problèmes quotidiens!


Laurent
'Merde alors!'

Interview Laurent / Kapinga Oct 08
Lucia, notre amie carioca
Nous avons rencontré Lucia pour la première fois dans un restaurant français de Rio, “Chez Guy”. Nous ne nous connaissions pas, et pourtant nous avons passé une première soirée très sympathique en sa compagnie, ainsi que celle d’Elba, la chef cuisinier qui nous a généreusement régalés. Guy, le propriétaire du restaurant, est un ami de mon père à Paris. Lucia, brésilienne, est une bonne amie de Guy.

Mon père contacte Guy. Guy nous contacte et nous parle de Lucia. On appelle Lucia, et on lui propose d’aller boire un coup. La connexion faite, il n’a pas fallu longtemps pour que nous nous appréciions. Lucia nous propose déjà de nous héberger pendant le grand Carnaval de Rio. Nous sommes aux anges, et nous ne savons comment la remercier. Sans Lucia, nous aurions passé le Carnaval … en Argentine !!
Lucia est née à Rio. Mise à part une période de 18 mois passée en France, Lucia a vécu toute sa vie à Rio ; c’est une véritable carioca ! Elle connait tous les coins de la ‘cidade maravilhosa’, et nous raconte souvent des anecdotes sur comment étaient les lieux, avant, il ya 30/40 ans. Les endroits où les amoureux se rendaient en cachette, où il était bon de se baigner, de se promener. Lucia aime nous faire découvrir Rio, et nous adorons aussi ! Paysagiste de profession, elle aime les endroits verts et calmes. Elle nous emmène voir une pépinière sublime, nous fait voir une expo photo dans une ancienne maison bâtie dans un jardin tropical, et nous fait faire un tour en voiture à travers la forêt de Tijuca. Pleins de ballades sympas et reposantes.

Avant de partir, rien de plus naturel que d’offrir à Lucia un joli bouquet de fleurs. Séchées, pour qu’elles durent longtemps. Colorées, pour rappeler l’ambiance chaude du Carnaval, la bonne humeur et la générosité de Lucia !


Le jour de notre défilé au Sambodrome, Lucia nous accompagne et nous soutient psychologiquement. Nous nous imprégnons de l’expérience de Lucia, qui adore le Carnaval et qui a déjà défilé 4 fois dans le Sambodrome. Elle nous raconte des petites anecdotes, et nous donne de bons conseils pratiques. Comment ne pas faire tomber son chapeau, comment garder son argent autour de la taille, comment défiler sans savoir danser la samba ni connaitre les paroles de la chanson…

Lucia nous parle d’un français presque parfait. Nous sommes admiratifs de son aisance, on pourrait croire qu’elle a vécu plus de 20 ans en France ! A côté de son français, nous parlons portugais comme des vaches espagnoles… Lucia adore aussi faire la cuisine. Le premier soir, elle m’apprend à cuisiner une ratatouille, façon Vaucluse !
La famille de Lucia habite dans le quartier de Barra, de l’autre côté d’Ipanema, à l’ouest de la ville. Lucia nous y emmènera toute une journée, pour y découvrir sa plage gigantesque, et nous présenter ses frère, sœur et parents, qui nous ont gentiment invités à déjeuner sur leur terrasse avec vue sur la mer. Mmmmmh, on s’est régalé !!

C’est avec tristesse que nous avons quitté Lucia, à Rio le 26 février 09. Nous avons grâce à elle vécu un Carnaval magnifique, que ce soit au Sambodrome, dans les rues, ou sur son canapé à regarder les défilés à la TV, entourés des nombreux chapeaux de carnaval que nous avions éparpillés dans son salon…

Nous avons partagé avec Lucia des moments chaleureux qui resteront gravés dans nos souvenirs de Rio, cette ville que nous adorons tant…  Lucia, encore une fois : MERCI !!!!!!!!
Laurent
Tchemoko, Mr. le Directeur d'école
Tchemoko T., c’est le directeur de l’école. Directeur, avec un grand ‘D’. Tchemoko est le chef, et tout le monde doit le respecter. Les enfants en ont peur, fuyant tous quand il s’approche armé de son bâton, ou bien pleurent, quand ils sortent, corrigés, de son bureau.

Tchemoko nous apprendra le principe de la corocracie. Un matin, par mégarde, j’ai voulu plaisanter. Il s’est senti insulté, et je me suis pris une lesson. Une lesson de respect, et plus particulièrement du respect des personnes plus âgées. Je me suis gardé de lui répondre que chez nous en France, c’était plutôt le contraire : les vieux doivent le respect aux jeunes, sinon ils se font frapper.
Le lendemain, il me reconvoque dans son bureau pour m’expliquer une autre coutume que j’ai malencontreusement enfreinte : ‘Je vous ai entendu m’appeler Tchemoko, et non Monsieur T. ou Monsieur le Directeur, comme il se doit’. Je vous passe les détails de la conversation qui a suivi et qui m’aura bien amusé.
A côté de ca, Tchemoko est sympa. Il reconnait notre travail, est content que les enfants soient contents, et s’étonne quand on lui dit que c’est l’heure de repartir. Il nous offre le thé, des sucreries, et même du mouton aux patates chaude à 8h30 du matin.

Une source anonyme nous dira que Tchemoko T. est ‘chambre à air’, ou ‘pneu’. Allez trouver qui a inventé cette expression, mais en gros, ca veut dire que Tchemoko est dés fois gentil, dés fois méchant, et carrément gonflé.

Tchemoko est toujours très élégant, que ce soit vêtu de son costard cravate ou de son boubou. Quand Delphine le complimente sur son élégance, il répond naturellement : ‘N’est ce pas ?’ d’un ton très fier. Eh oui, vous l’aurez compris, Tchemoko est aussi très fier! Et c’est pour ca qu’il se vexe souvent quand on le taquine ou quand on ne se comprend pas. Il est vrai que nous ne sommes pas des corocrates de naissance, et il nous faut du temps pour apprendre à respecter ‘les vieux’.
Le dernier incident nous aura bien fait rire. Avant notre départ, on invite Tchemoko chez ALAD pour le remercier et partager un bon crumble aux pommes. La veille de l’invitation, un gamin qui a couru plusieurs kms de l’école jusqu'à chez nous nous file un message manuscrit : Tchemoko s’excuse, il ne pourra pas honorer notre invitation. Delphine, amusée par le mot et la technique du ‘messager’, lui répond sur un papier avec comme accompagnement un petit bonbon. La réponse de Tchemoko, le lendemain, avec le même messager, sur papier signé et tamponné :

‘Mr. Laurent et Mlle Delphine,
Bonjour, j’ai reçu votre beau cadeau, dont le sens n’est pas compris. Je vous retourne votre seul bonbon. Merci beaucoup. Bon séjour pour le peu de temps. Le Directeur.’

Pour ne pas froisser 4 semaines de relation toute fois amicale, je lui répond gentiment et lui explique le principe du cadeau, du remerciement et de l’invitation. Nous aussi nous avons trouvé le temps court. Même si Tchemoko est chambre à air, nous aurons tout de même passé du bon temps ensembles. Nous serons ravis, aussi, dans le futur, de le rencontrer à nouveau autour d’un bon crumble. Inch Allah !!

Laurent
  
'Inteview de Mr. le Directeur'

Kalabambougou, Mali, Dec 08
Pour voir notre article complet sur nos actions à l'ecole de Kalabambougou, cliquez ici
Il n’est pas commun de croiser une jeune japonaise au milieu de nulle part en Swaziland. Elle est actuellement volontaire au Mozambique, dans un hôpital. Un jour, elle a frappé à la porte de cet hôpital et demandé si elle pouvait aider.

Voyager seule, en Afrique avec un tout petit budget est plutôt courageux, et cela me fascine, sa philosophie de la vie, et sa soif de découvrir et d’aider est impressionnante. Elle qui gagnait très bien sa vie, dans la finance a Tokyo, elle dit qu’elle est à présent « everyday in trouble ». Nous espérons bien pouvoir la revoir dans quelques années, au Japon cette fois !

Delphine
Sayaka est une jeune femme japonaise de 28 ans, elle voyage et parcours l’Afrique depuis 18 mois…elle ne sait pas quand elle rentrera dit- elle. Elle aime me poser des questions sur ma vie a Paris, ma famille, Laurent, elle ne se lasse pas des explications que je lui donne concernant notre voyage, elle est toute émerveillée.
Sayaka
TRIPLE PORTRAIT: Argentins, touristes israeliens, et ecrivain italien...
Rencontre avec un écrivain aventurier

J’aimerais souligner une rencontre étonnante faite avec un italien dans un bus en Patagonie. Je venais tout juste de sortir mon bouquin ‘In Patagonia’, de B. Chatwin, quand mon voisin de couloir m’interpelle pour me dire qu’il connaissait très bien ce livre. ‘In Patagonia’ est un récit de voyage vécu et écrit par un anglais dans les années 70. Le bouquin est vite devenu un succès et s’est fait traduire dans de nombreuses langues. Hors des chemins battus, B. Chatwin a parcouru seul pendant des mois le désert patagonien. A pied ou en stop sur les très rares routes, il a rencontré sur son chemin pleins de personnages étonnants, profondément ancrés dans leurs vies de retraités, perdus et oubliés du reste du monde, trop loin. Il a vécu pendant ses 4 voyages en Patagonie des histoires émouvantes, et a traversé des périodes intenses où il a fallu qu’il résiste à une nature sauvage et inhospitalière.

Les Argentins

Claude, un ami volontaire avec qui nous avons partagé beaucoup de moments au Mali, nous parlait encore émerveillé d’un séjour passé en Argentine, et nous avait juré que nous nous sentirons ici comme des rois, car “les argentins adorent les français”.

Franchement, après déjà un bon mois passé au pays, à quelques exceptions prés, nous trouvons les habitants froids, distants, et … pas très accueillants ! Nous avons vécu des moments bien causasses, en discussion avec des argentins qui nous tournaient le dos, nous fermaient leur porte ou bien nous faisaient comprendre que nous étions trop différents. On a saisis chez beaucoup un complexe étrange d’infériorité. Les argentins sont en général fiers et soucieux de se positionner sur une échelle de valeurs. Que ce soit vis-à-vis des habitants des pays frontaliers, d’autres peuples ou bien même  de leurs voisins ou confrères. Ils voient les européens comme des ‘blancs’ chanceux et réussis, qui profitent des richesses et de la bonne économie de leur pays. Peut être et sûrement que l’histoire politique et les crises économiques répétées de leur pays y sont pour quelque chose, mais franchement, nous, on y est pour rien !!
Heureusement, plusieurs exceptions ont relevé la barre et nous ont fait honneur en nous montrant le meilleur de leur pays. Matias, Violeta et leurs amis à Buenos Aires, nos preneurs d’auto stop, les gérants de quelques refuges et campings qui ont osé nous faire partager leur maté (boisson nationale en Argentine qui ne se boit qu’entre amis), et encore plusieurs autres personnes que nous avons rencontrées sur notre chemin.

NB: Des amis voyageurs nous ont affirmés que les Argentins etaient tres sympas... Peut etre sommes nous mal tombés??
Les jeunes touristes israéliens en deuxième position

En ce qui concerne les touristes, nous avons fait la découverte d’un nouveau groupe assez particulier que nous classons dans le TOP 3 des touristes les plus mal polis : les israéliens. Entre bousculades, pas de pardon, j'me la pète je rote et je pète prés de mes voisins, on a eu le droit à un festival de moments bien sympathiques. Nous sommes restés toujours très diplomates, et même si parfois nous avons frôlé l’engueulade, nous avons toujours fait le nécessaire pour nous taire…

Pour votre curiosité, nous avons gardé les coréens à la première place (expériences propres à Delphine, je ne connais pas personnellement de coréen mal poli), et les américains à la troisième. Les anglais suivent de peu.

Israéliens, coréens, américains et anglais qui nous lisent, ne vous offensez pas. Ces petites analyses humoristiques sont basées sur de véritables expériences, mais nous savons ne pas devoir généraliser… Si ca peut vous rassurer, les français vus par les autres ne sont pas bien haut placés. Mais pas de problème, on assume !
L’italien me fait la confidence qu’il vient de finir un long voyage, ici, en Patagonie, et qu’il a emprunté comme itinéraire exactement celui pris par B. Chatwin, 30 ans auparavant. Il a rencontré les mêmes personnages ou leurs familles, et a suivi sa même philosophie de voyage, pendant 4 fois 4 mois. En Octobre prochain, son récit de voyage sera publié en Italie.

On passe le reste du voyage à discuter. Je le bombarde de questions, et il me raconte pleins d’anecdotes en ne manquant pas de citer l’œuvre originale. Apparemment la Patagonie n’a pas tant changé que ca. Immense, sauvage, elle restera pendant longtemps une région déserte et loin du reste du monde. Quant à ses habitants, ils restent aussi les mêmes, trop éloignés pour changer leurs modes de vie et habitudes.

Une rencontre étonnante.
Laurent
  
Matias & Violeta, nos amis porteños
Matias et Violeta ne sont pas seulement beaux et sexys, ils sont aussi cools. D’un tableau de portraits argentins bien contrasté, ils se détachent nettement du reste et remportent haut la main la palme d’or. La palme de la générosité, de la joie de vivre des jeunes porteños, et certainement de notre fidèle amitié.

Nous avons rencontré Matias la première fois en 2005, à Paris, quand il commençait un petit tour d’Europe. L’ami d’une amie, il est vite devenu un ami, et nous l’avons hébergé quelques jours plus tard chez nous à Londres. Quatre ans après, Matias nous reçoit chez lui à Buenos Aires.
Matias est autant porteño (habitant de Buenos Aires) que Delphine est parigo. Il n’est ni râleur ni impatient, mais quelque peu fier et parfois sur ses gardes dans certains de ses abords. Ce côté distant nous a valu quelques situations un peu ambigües, mais nous nous sommes vite rendus compte que derrière ce masque porteño typique se cachait un Matias généreux et soucieux d’une chose : qu’on se sente chez lui comme des rois. D’une manière aussi professionnelle que pour ses journées de travail en tant qu’avocat, il s’est démené pour s’occuper de nous et nous dégoter les meilleurs plans de la ville.

Nous nous rappellerons longtemps des soirées passées tous les quatre, entre concerts de tango, balades en voiture, glaciers et pizzerias. Aussi, pour notre premier weekend, Matias avait organisé un asado (bbq argentin, ou parilla) sur sa toiture terrasse avec tous ses amis. Pas de meilleure façon pour découvrir les coutumes locales !!
Matias et Violeta nous ont aussi expliqués une expression argentine assez marrante. Quand les enfants un peu trop curieux demandent à leurs parents d’où viennent les bébés, ces derniers répondent simplement qu’ils viennent ‘de Paris’. Une ville très lointaine. Trop lointaine d’ailleurs pour qu’on ose poser d’autres questions.

Matias et Violeta, encore une fois muchas muchas gracias. Bientôt ce sera à vous de vous envoler et de venir nous voir dans notre ville, très lointaine, Paris. Un conseil : ne prenez pas vos billets de retour, on ne sait jamais…


Laurent
Violeta est athlétique, charmante, et toujours de bonne humeur. Après seulement une minute de rencontre, on buvait déjà son maté. Professeur de danse et d’expression corporelle, elle a déjà tourné en Europe et même vécu quelques mois à deux pas de chez nous, à Londres. Comme Matias, elle adore les pizzas au fromage et aux oignons, et les flans casero au dulce de leche. De quoi lier de fortes amitiés !!

Matias et Violeta n’étaient pas seulement nos hôtes, ils étaient aussi nos amis argentins, qui nous ont fait découvrir les meilleurs secrets de leur ville et ont partagé plusieurs de nos soirées. Pendant le temps de 3 semaines, nous nous sommes même déguisés en ‘eux’, portant les vêtements d’hiver qu’ils nous avaient prêtés pour notre voyage en Patagonie. Voir notre dédicace en vidéo clip : ‘Patacrazy’.
Pour lire plus de portraits, accedez a la Page 2 de notre rubrique 'Rencontres' !