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La Tanzanie - Zanzibar nous fascine

Retour Overland

Du 13 novembre  au 18 novembre 2008

L'Expédition / Afrique / Overland / 'La Tanzanie- Zanzibar nous fascine'

Zanzibar... L’ile aux épices... L’ile des esclaves... L’Afrique musulmane... L'ile aux plages de rêve... On pourrait donner à Zanzibar tellement de titres… Zanzibar par tous ses melanges de couleurs, d'audace et d'odeurs nous a completement fascinés!

Dar Es Salaam

Zanzibar

Stonetown, sa capitale, est aussi classée au patrimoine de l’UNESCO. Elle ressemble à une ville arabe, mais a aussi des airs de Venise. Pleins de petites ruelles étroites s’entrecoupent pour former un énorme labyrinthe ou les touristes aiment se perdre. Les marchands haranguent, les habitants, d’origine africaine, arabe, indienne ou mixte traînent, les appels à la prière résonnent, l’atmosphère est vraiment fascinante. A un coin de rue, une église catholique, à un autre un temple indou ou des anciens bains thermaux. La plupart des hommes portent leur toque musulmane, et beaucoup de femmes sont voilées (dans la ville, tout comme dans le reste de l’ile, 99% de la population est musulmane). On reconnait dans les traits de beaucoup le mélange d’africain et d’arabe.

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En entrant dans la capitale Dar Es Salaam, les enfants nous montrent leur majeur plutôt que leur sourire. Tout d’un coup, on a moins envie de les prendre en photos!


Dar El Salaam a toutes les caractéristiques des grandes villes côtières d’Afrique: la ville est surpeuplée, très sale, et ca pue le poisson à tous les coins de rue. Dans les transports en communs (taxis, bateaux…), on pratique la technique de l’entassement: quand ya plus de place, yen a encore!!

Avant d’embarquer pour Zanzibar, nous avons passé une journée à remonter la Tanzanie depuis le haut du Malawi. Dés entrés dans le pays, nous observons un changement net dans le paysage et la population. Les structures sont plus élaborées, la végétation change avec le relief (au dessus de 1000m, on observe de larges étendues de plantations de thé), et les gens, moins souriants, paraissent beaucoup moins innocents que leurs voisins du Malawi.

Tout le monde parle Swahili, la langue commune entre la Tanzanie et le Kenya. ‘Jambo’, ‘Karibu’, ‘Akuna Matata’ font désormais partie de notre vocabulaire. On fait le marché aux fruits, aux poissons, on visite des petites boutiques (dont certaines tenues par les fameux Massaï), et on se perd dans les rues. Que c’est bon de flâner !

Tout comme l’ile de Gorée au Sénégal, Zanzibar était une plaque tournante de l’esclavage. Sur l’ile ont transité des dizaines de milliers d’esclaves d’Afrique vers le Moyen Orient. On apprend que contrairement aux esclaves envoyés aux US, les esclaves d’Afrique de l’Est étaient tous castrés pour ne pas se reproduire, et c’est pour cette raison qu’il n’en reste plus aucune trace au Moyen Orient. La visite du marché aux esclaves est dure émotionnellement. On découvre les salles souterraines de détention, où les esclaves étaient enfermés et entassés pendant 3 jours dans des conditions ignobles. Si ils survivaient en bonne santé, c’est qu’ils étaient vendables. Sinon, ils étaient jugés inutiles et échangés contre trois fois rien.

  

On quitte la cohue de Stonetown, en dala dala, les transports locaux, pour rejoindre le nord de l’ile. Malgré les conseils de notre guide, on tente tout de même l’expérience de ce moyen de transport réputé pour être ‘très local’ et évité des touristes… On a adoré l’expérience !


Comme mentionné plus haut, dans les dala dala, on pratique la technique de l’entassement: Ya toujours de la place pour tout le monde ! A mi-parcours, on atteint le pic d’affluence : 26 passagers, soit 21 à l’intérieur entassés comme des sardines et 5 accrochés à l’extérieur du véhicule… et ca n’empêche pas le driver de foncer à toute berzingue et de faire la course! Malgré l’écrou dans mon dos, le coude de Delphine dans ma figure, mes doigts de pied écrasés et mes cognement incessants contre le plafond de véhicule, j’arrive à couper quelques fruits de la passion qu’on s’amuse à dévorer devant les autres… Dans les dala dala, ambiance garantie!

  

Après 4 jour intenses passés à Zanzibar, on repart sur la cote à Dar Es Salam où on quitte le groupe qui continue vers le Kenya. On est triste de quitter certains, mais on est content d’être enfin libres et de pouvoir organiser notre propre emploi du temps.


A l’heure où j’écris, nous sommes encore à Dar, dans la cantine de notre hostel. Demain, on tourne la page de la seconde étape de notre voyage, pour entamer sa troisième : le MALI, et notre projet de volontariat.

Arrivés à la pointe nord,  on comprend de suite pourquoi Zanzibar est connue des opérateurs touristiques… Plages de sable blanc, eau transparente, huttes à 10 mètres de l’eau… Waouh ! On se jette directement dans l’eau, et on oublie les engueulades du matin. L’endroit me fait penser aux iles de la Thaïlande que j’avais visitées seul en Janvier dernier. Il y a beaucoup de jeunes de notre âge, touristes et locaux. L’atmosphère est laid back (relax) et fêtarde. La journée, on part faire de la plongée masque/tuba au bord d’une petite ile paradisiaque. Le soir, c’est diner sur le sable, bar, et la fameuse FULL MOON PARTY sur la plage. Que rêver de mieux, le paradis, c’est vraiment ici !!!

'Le marché aux esclaves'


Zanzibar, Nov 08

Laurent

In English

Pendant une demie journée, on apprécie une autre caractéristique de l'ile: les champs aux milles épices. Gingembre, cardamome, curcuma, cannelle, turtumic, lemon grass, tout est la! Les épices, autrefois ramenées d'Orient, partagent une bonne part de l'économie et forme la base de la cuisine locale. Un délice! Notre guide local, Ali T, est un grand comique qui aime imiter le slang (argot et accent) de London que nous connaissons très bien. Etonnant, car Ali T n'est jamais sorti de Tanzanie! Voir son interview vidéo par Delphine.