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Visites et balades tout autour d'Antigua (Suite)
L'Expédition / Amerique Centrale / Guatemala / 'Visites et balades autour d'Antigua (Suite)'
Occupés pendant la semaine à l’intérieur d’Antigua, nous partons souvent le week end visiter la région. Nous ne sommes qu’à 45 minutes de la capitale, à 3 heures de la côte pacifique, et à courte distance de nombreux volcans, lacs et autres villes et villages typiques du Guatemala. Dans cet article nous vous ferons partager nos découvertes et expériences dans cette belle région, en les ponctuant de nos meilleures photos et de quelques anecdotes.

CHAPITRES:
  
  
Le dia de los muertos : la fête des cerfs volants de Santiago de Sacatepequez


Au Guatemala, l’atmosphère du dia de los muertos (‘le jour des morts’), ne ressemble décidément en rien à ce que nous connaissons du 1er novembre en France. Ici, point de grises mines, de pleurs ou de familles qui viennent péniblement au cimetière se recueillir. Les cimetières se remplissent à craquer, sont embellis, décorés, et deviennent un véritable lieu de fête. On y voit même des mariachis chanter !

Tôt le matin, des familles entières se réunissent au cimetière autour des tombes de leurs proches. Ils tapissent les tombes d’épines de pin, les garnissent de fleurs multicolores et de petites bougies. Certains déposent aussi des offrandes, comme des petits cadeaux ou des bouteilles d’alcool. Dans ce décor vif et coloré, les familles, reconnectées à leurs aïeux et au monde de l’au-delà, passent tranquillement le temps. Ils discutent, mangent, et vont même jusqu'à donner une assiette à ceux qui ne sont pas là... bien que… un détail nous a surpris : certains cercueils sont ouverts dans leur niveau supérieur, et laissent apparaitre … un crâne ! Au Guatemala, on n’a pas peur des morts!
L’influence de la religion maya dans les coutumes guatémaltèques est prédominante. Tout comme chez les aztèques au Mexique ou les incas au Pérou, les ancêtres sont vénérés tout autant que les dieux et sont omniprésents dans la vie quotidienne des vivants. Nous en avions d’ailleurs été témoin quand nous avions observé les processions religieuses à Chichicastenango (voir plus haut) : le sol de l’église était aussi recouvert d’épines de pins, de bougies et d’offrandes. L’air épais et parfumé d’encens. En même temps que de prier les dieux, on évoquait aussi les ancêtres.
Pour ce jour très spécial, nous avons décidé de nous rendre à une vingtaine de kms d’Antigua, dans le petit village de Santiago de Sacatepéquez où se déroule chaque année un événement assez particulier. Dans l’atmosphère spirituelle mais festive du dia de los muertos, se rassemblent à Santiago des milliers de personnes pour participer et assister à un grand concours de cerfs volants. Lieu des festivités : le cimetière !

Dans le ciel, flottent des dizaines de cerfs volants multicolores. Certains sont loin, très loin. D’autres peinent à voler, virevoltent puis retombent sur la tête de la foule en délire. Le plus impressionnant sont les cerfs volants qui participent au concours : ils sont gigantesques. Ils mesurent plus de 15 mètres de haut et nécessitent plus de 20 hommes pour les mettre debout ! Ce sont de véritables œuvres d’art. Sur eux, les motifs représentent des scènes ou des symboles du Guatemala, on voit souvent les thèmes de la religion, du travail, de l’éducation. Ces cerfs volants sont aussi un message politique. Castro aurait du y penser !!
Avec Delphine nous passons plusieurs heures dans le cimetière. Malgré l’affluence de touristes, la majorité reste guatémaltèque et le lieu garde un aspect bien typique. Nous adorons notamment l’arrière du cimetière, où les familles passent tranquillement leur journée assis au milieu de leurs ancêtres enterrés. Les couleurs sont vraiment prenantes, tout est beau et resplendissant. Les enfants sont omniprésents. Ils courent avec leurs grosses bobines de fil, jouent sur les tombeaux, crient, rigolent, ils donnent de la vie au cimetière tout entier.

Devant cette euphorie du jour, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer la longueur de certaines tombes, qui nous prouvent qu’ici au Guatemala malheureusement meurent beaucoup d’enfants. Aussi beaucoup de tombes ne sont composées que de petit tas de terre, qui s’effondrent à chaque nouveau pas d’enfants qui courent ou d'autres passants maladroits. On se demande si dessous git un cercueil, ou simplement un corps enveloppé. Ca nous donne la chair de poule !
Ascension du volcan Pacayá

La ville d’Antigua, qui culmine à environ 1500 mètres d’altitude, est au cœur de la région des grands plateaux (les highlands), qui couvre la majeure partie ouest du Guatemala et accueille pas moins de 30 volcans. La ville d’Antigua est elle-même entourées de nombreux volcans couverts de forêt montagneuse, comme le très imposant volcan de Agua (3,770m) que surgit à chaque coin de rue. Le Guatemala est en effet à la confluence de 3 plaques tectoniques, et sujet à des tremblements de terre et des éruptions volcaniques fréquents. Pendant notre séjour de 2 mois à Antigua nous avons d’ailleurs ressenti plusieurs petites secousses. Quant aux éruptions volcaniques, heureusement, nous n’en avons pas vécues… bien que nous les avons un peu cherchées quand nous sommes allés escalader un volcan encore en activité : le volcan Pacayá !!
Rien d’extraordinaire dans notre expédition sur le volcan Pacayá (2800m) : le site est un haut lieu du tourisme, que l’on a vite classé avec Delphine dans la catégorie des ‘Touristland’. Une petite particularité tout de même : contrairement au Machu Picchu où les touristes peuvent choisir l’option facile de monter en bus, au volcan Pacayá, il faut escalader à pied. L’ascension d’ailleurs n’est pas facile, car on glisse aisément sur les petites roches volcaniques, et la chute peut faire très mal car les roches sont dures et aiguisées. Il y a aussi bien sur le risque de se faire brûler par la lave, que l’on approche tout en haut de quelques mètres.

Parfois, des petites rafales de souffre viennent nous brûler le visage, c’est vraiment impressionnant !! On marche sur des grosses croutes de lave séchée, qui parfois s’effritent sous notre poids. On sent la chaleur sous nos semelles, et on se demande à quelle profondeur se trouve la lave en dessous et si elle ne va pas tout à coup éructer (ca se dit éructer ?). On sait qu’il y a eu déjà plusieurs accidents ici, donc on redouble de vigilance.
L’attraction, c’est de planter des chamallows au bout de bâtons de bois, de les faire rôtir pas loin de la lave et de se brûler la langue en les mangeant. Nous avons laissé le soin à nos amis touristes américains et israéliens de s’occuper de cette activité.

Au final, notre rando, qui a duré 4 heures, a été très agréable. Le temps était au beau fixe la plupart du temps, la vue sur tout le plateau des highlands et le volcan de Agua magnifique. On a aussi pu entrevoir la capitale Guatemala.
Le Guatemala, un pays vert ?

En contrebas du volcan Pacaya, une centrale géothermique produit 20 GW d’énergie électrique. La vapeur du volcan, puisée à des centaines de mètres sous terre, fait tourner des turbines qui produisent à leur tour de l’électricité. Notre guide nous a dit que l’intégralité de l’électricité produite par cette centrale était exportée au pays voisin : le Salvador.

J’en ai profité pour demander à notre guide comment était produite l’électricité au Guatemala. Il m’a répondu majoritairement par l’hydraulique. Après vérification sur le net, je confirme que l’électricité est produite à 50% par énergie fossile, 35% par de systèmes hydrauliques, et 15 % par d’autres systèmes divers. Sachez qu’en France l’électricité est produite à plus de 75% par le nucléaire.

A considérer la part des énergies vertes dans la production d’électricité (voir ci haut), et à compter le nombre impressionnant de parcs écologiques, réserves et autres sites verdoyants qui peuplent le pays, le Guatemala paraît ainsi bien vert ! Malheureusement, le gouvernement ne fait pas beaucoup d’effort pour préserver ses atouts : la déforestation est importante, et la conscience écologique de la population quasi inexistante. Comme en Afrique ou à Cuba, on voit des déchets abandonnées à tous les coins de rue. Rien d’étonnant de voir un homme ou une femme jeter une canette vide par-dessus la fenêtre d’un bus. Même les zones ‘protégées’, comme les marais de Monterrico, sont souillés par les déchets et ordures : canettes, sacs en plastique …

Fin novembre, nous avons passé notre weekend à visiter la région très touristique du lac Atitlán. Pendant une rando de 4 heures, nous avons traversé champs et villages, mais nous avons aussi témoins de tableaux écologiques désastreux qui illustrent bien notre point ci- dessus. Certains villages sont des villages poubelles. Les rues, jardins, cours, terrains vagues sont jonchés d’ordures. Le ramassage des poubelles n’existe pas, et de nombreux détritus débordent dans le lac et le pollue. La scène est vraiment désolante.

En conclusion, NON le Guatemala n’est pas un pays vert. Le pays a certes de gros atouts qu’il exploite intelligemment pour sa production d’énergie, mais il est dénudé de toute politique de protection de l’environnement. Les beaux paysages verdoyants perdent petit à petit de leurs couleurs, et deviendront un jour de véritables poubelles si le Guatemala et les guatémaltèques ne réveillent pas bientôt leur conscience écologique. Quel dommage !
Le Lac Atitlán

Après une semaine bien remplie à Antigua, nous avons décidé de décompresser dans cette région magnifique du lac Atitlán. A une centaine de km d’Antigua, nous avons tout de suite été éblouis par la splendeur de cet endroit. Le bleu du lac, le soleil surplombants les magnifiques volcans bien dégagés des nuages, cela fait du bien de retrouver la nature.

Ayant seulement deux jours pour visiter les villages autour du lac, nous décidons de prendre un minibus rapide bondé de touristes venu des 4 coins du monde. De fil en aiguille et sans trop de préparation nous prenons la décision de faire une petite rando de 4h du village de Santa Cruz à San Marco. Car ce que nous aimons c’est l’authenticité ! Cela nous permettra d’aller hors des sentiers battus. Les balades, la marche, cela nous manquait !

Nous arriverons dans ce bus à touristes en fin de matinée, à Panajachel. Pour le peu que l’on voit, ce village est surtout composé d’une rue principale remplie d’échoppes et de magasins à touristes. La concentration de groupes et de gringos est impressionnante, nous prenons vite le bateau pour nous échapper des troupeaux.
Un petit tour en bateau et hop nous voici arrivés à Santa Cruz. En regardant la magnifique vue du Lac nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à notre séjour sur le lac Titicaca, en Bolivie. L’altitude, la sérénité du paysage se ressemble.

Le bord du lac à Santa Cruz possède des villas avec immenses jardins et hôtels chics au parc soigné. De belles fleurs, des bananiers, avocatiers bordent cette petite promenade très sympathique jusqu’ à ce que Laurent soit surpris par des millions de petits papillons jaunes fluo qui se reposaient et qui à notre arrivée se sont mis à remuer dans tous les sens.
Sur le sentier de Santa Cruz à Jaibalito il n y a pratiquement que des sublimes demeures de riches américains ou canadiens qui se sont installés, nous déciderons de faire une petite pause casse-croute avant de reprendre le chemin et de tomber nez à nez avec des locaux assis tranquillement à l’ombre. Les enfants sont très mignons et nous apparaissent tous un peu « sauvage ». Ils parlent tous mayas et sont habillés de superbes tenues typiques, brodées en cotons et pagnes locaux pour les femmes attachés et tenues par de jolies ceintures aux couleurs turquoise. Ils essaieront de nous parler deux ou trois mots d’anglais pour nous demander de l’argent, alors qu’on leur parle espagnol. Encore une fois, des anglophones qui ne ressemblent pas a des touristes responsables sont passés par la.

Une fois à Jaibalito, nous nous apercevons de la misère de ces habitants qui nous saluent tous très chaleureusement. Par respect, je ne prendrais pas trop de photos, leurs habitations sont précaires, l’eau doit être pompée au puit, les cabanes sont en tôles, les poubelles sont partout dans les rues et à coté de cette pauvreté de super petits hôtels de luxe sont bien la près à accueillir les touristes. Toutes les femmes sont en habits typiques et portent leur sceau et autre petites choses sur la tête.

Nous continuerons notre route plein d’entrain, de collines en collines, à traverser de superbes champs de mais ou des grosses marguerites orangées très lumineux bordent le sentier et sont par ci par la dans les champs pus haut. C’est ensuite de grandes étendues d’herbes courtes d’un rose soutenue et pâle à la fois qui avec le bleu du lac et du ciel donne une très belle atmosphère tranquille. Le soleil tape et nous continuons nos découvertes de montée en descente toujours avec cette superbe vue. Nous ne rencontrerons aucun touriste, seulement quelques locaux.
Un peu plus grand le village de Tzumuna est aussi très typique et la pauvreté est omniprésente. Nous sommes choqués par le nombre de détritus qu’il y a dans ce village. On se demande même si il y a de temps en temps un ramassage des poubelles. Les maisons sont toujours aussi précaires mais cette fois elles sont fabriquées en bambou. Ainsi que la clôture de leur courette. Les dames lavent leur linge à la main dehors, les enfants sont très sales mais gardent leur joli sourire.
Nous croiseront sur le chemin des enfants avec leurs grands parents ramener du bois sur leur tête. Une autre jeune fille transporte de grands bambous de plusieurs mètres, toujours sur la tète. Elles possèdent toutes de jolis hauts brodés à la main aux couleurs rose fuchsia et turquoise foncé puis une ceinture toujours brodée pour tenir leur pagne d’un beau tissu qui brille par endroit.

Une fois arrivée au village de San Marco nous nous reposons de notre super balade en regardant un spectacle organisé par une association locale (Arte para todos). L’amphithéâtre en plein air est superbe, juste à coté il y a un petit jardin avec des jeux pour les enfants. Ce village a déjà beaucoup plus d’argent ! Il est bien entretenu, très joli car des petites rues s’enchevêtrent les unes aux autres dans une végétation très dense. De centres de relaxation aux classes de yoga et autres écoles spirituelles, ici nous croiserons beaucoup de jeunes à l’attitude super cool….et on se demande parfois comment ils font car les hôtels ici sont hors de prix.

Nos reprenons donc le bateau en direction de San Pedro ou nous décidons de passer la nuit. Nous trouverons un hôtel très bas de gamme qui nous offre une chambre aux couleurs peace & love con bagno privado ! Les matelas sont en mousse pourrie et troués, de magnifiques bêtes habitent déjà la chambre et enfin l’espèce de mini douche qui tombe à moitie sur les toilettes reste chaude pendant 20 secondes et redevient gelée. Mais on ne se plaint pas pour 3 euros la nuit à deux. Enfin…c'est dans cette chambre maudite que mon appareil photo tombera et se cassera….je suis dégoutée.
Personnellement je n’aime pas trop San Pedro. Tous les hôtels et restos pour touristes sont plutôt grossiers, sans trop de charme. Alors nous décidons de monter un peu plus haut au marché local pour prendre notre petit déjeuner typique. Petits biscuits de la boulangerie avec une boisson au blé épaisse sucrée et chaude qui fait du bien et remplace notre thé et café habituel.

Après notre petit déjeuner nous décidons de prendre le bateau pour le village de Santiago qui a un grand marché local le dimanche. Encore une fois arrivée à Santiago, c’est une longue allée qui monte remplie de magasins de souvenirs à touristes. C’est incroyable il y a de tout ! Le marché est très beau et nous croisons de nombreux locaux en habit typique. Le short rayé en coton et brodé de dessins est très à la mode pour les hommes ! Enfin, les dames ici ont des hauts un peu différents, surtout en coton avec beaucoup de jolies broderies (A Antigua, ce sont plutôt des hauts en dentelles, brodée de petites fleurs et de paillettes). Après une visite dans l’église nous reprendrons le bateau en direction de Panajachel.
Nous déjeunerons face à une superbe vue sur le lac, le ciel est dégagée, le soleil tape toujours aussi fort et nous dégustons tranquillement une petite cuisse de poulet grillée avant de reprendre la route pour Antigua !