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Visites et balades tout autour d'Antigua
L'Expédition / Amerique Centrale / Guatemala / 'Visites et balades autour d'Antigua'
Occupés pendant la semaine à l’intérieur d’Antigua, nous partons souvent le week end visiter la région. Nous ne sommes qu’à 45 minutes de la capitale, à 3 heures de la côte pacifique, et à courte distance de nombreux volcans, lacs et autres villes et villages typiques du Guatemala. Dans cet article nous vous ferons partager nos découvertes et expériences dans cette belle région, en les ponctuant de nos meilleures photos et de quelques anecdotes.

CHAPITRES:
  
  
Le marché de Chichicastenango

Chichicastenango est une ville d’environ 50 000 habitants située à 2h de route d’Antigua. Tout comme cette dernière, Chichicastenango est nichée toute autour de montagnes et de vallées verdoyantes. La route pour y arriver est très belle. On monte, on descend, et à travers les vitres tintées de notre petit van touristique, on peut parfois apercevoir de magnifiques vues panoramiques des plateaux que nous surplombons.

Chichicastenango est réputée pour abriter un des marchés indiens les plus grands du Guatemala. En effet, chaque jeudi et dimanche, les différentes communautés mayas des environs débarquent tous pour peupler la grande place du marché et ses rues avoisinantes. Le marché est gigantesque, et à la manière d’un souk on s’y perd facilement, au milieu d’une foule pressante serrée entre les stands tenus par des toiles et des longs piquets de bois. On adore !!!!!!!!! Le jour de notre visite, un dimanche, nous croisons très peu de touristes et nous nous sentons complètement immergés dans ce bain bouillant et grouillant de guatémaltèques, à 90% d’origines maya (la tribu Quiché plus précisément).
Au grand plaisir de Delphine, les Guatémaltèques aiment marchander. Nous sommes d’ailleurs étonnés de voir à quelle vitesse les prix dégringolent ! Je pense que les touristes américains y sont pour beaucoup, ces derniers étant très bons pour se faire arnaquer. Par exemple, nous avons acheté une panne de tissu brodé à 50 Quetzales (5€) annoncée au début à 250Q ! Dés le début nous avons annoncé notre prix à 50Q, et avons tout simplement laissé la femme nous suivre pendant 200 mètres, le prix descendant de 10Q toutes les 10 secondes…

Nous avons particulièrement bien aimé tous ces stands d’habits traditionnels que portent ici toutes les femmes : les huipils. En laine et/ou en coton, les huipils sont couds et brodés par endroit de fresques et de dessins colorés, et parfois de fils d’or. Ils se portent avec une ceinture à la taille (fraja) et une autre panne de tissu servant de robe ou de jupe. Ici les tenues se portent courte, jusqu’aux genoux, contrairement à Antigua où les tenues descendent jusqu’aux pieds. A Chichi, on est très tendance !

Une femme a eu la gentillesse de tout nous expliquer sur la nature et la signification des huipils. Sachez par exemple qu’un huipil complet cérémonial (pour les occasions) coûte environ 5000Q, soit 500€ !! Connaissant les salaires du Guatemala, on imagine les longues économies et sacrifices que certaines femmes doivent faire pour se payer une tenue.
En plus de son marché, Chichicastenango a un autre attrait de force : son église et le culte très important de la religion locale : un synchronisme de christianisme et de religion pré hispanique maya. Devant l’église principale qui surplombe la place centrale, il y a des marches d’escaliers. Sur ces marches, sacrées à l’image des anciens temples mayas, brulent des petits tas de charbon laissant émaner une épaisse fumée parfumée d’encens. Des vieux indiens, tels des chamans, font aussi balancer continuellement des petits récipients d’encens en chantant des prières adressées aux dieux mayas. Les marches sont aussi remplis de femmes mayas vendant offrandes et multiples types de fleurs aux croyants qui se dirigent vers l’église.

A l’intérieur de l’église, l’atmosphère y est encore plus mystérieuse. Nous avons beau être dans une église catholique du XVIème siècle, avec des bancs, un autel et des peintures murales représentant le Christ, mais le culte maya est omniprésent. Le sol est à certains endroits jonchés d’épines de pin, et sur des petites stèles surélevées brulent des bougies (étonnement érigées deux par deux), accompagnées d’offrandes comme des épis de mais, des petites bouteilles d’alcool, ou des bouquets de fleurs. Au fond de l’église, derrière l’autel, des dizaines de guatémaltèques à genoux prient à voit haute devant un sorte de grand panneau argenté, tel un mur des lamentations. Nous nous essayons prés d'eux, et nous laissons prendre dans l’ambiance. La scène est très impressionnante !
A gauche, Rosa, qui comme beaucoup d'enfants passent leur dimanche à vendre des poupées en tissu aux touristes. Tomasa, au centre avec Laurent, nous a accompagnés pour déjeuner. A droite, une femme 'chuchkajau' qui répand de l'encens tout en priant les dieux mayas.
La côte pacifique : Monterrico

Tout comme beaucoup de guatémaltèques habitant la capitale ou d’autres étudiants à Antigua, nous avons décidé de parcourir la centaine de kilomètres qui nous sépare de l’océan pacifique, pour nous rendre dans la petite station balnéaire de Monterrico.

Cette fois nous avons décidé de nous y rendre par nos propres moyens. Nous débutons notre journée dès 7h00 en prenant un chicken bus pour Escuintla. Le bus devient vite bondé et s’en va à toute allure à travers les superbes collines environnantes. Escuintla est une petite ville bien typique, très vivante avec beaucoup de monde partout. De là nous changeons vite de bus. Sans nous en rendre compte nous avons aussi changé d’altitude ! Et je dois dire qu’avec mon jean et mon T-shirt à manche longue je crève de chaud. Nous sommes au fond du bus qui devient ultra rempli, nous passons vite à 3 ou 4 par banquette et chaque petit espace est occupé. Merveilleux exercice pour ma claustrophobie.
Nous descendrons une heure plus tard prés de Puerto Quetzal pour reprendre une mini camionnette bien plus agréable jusqu'à Iztapa. Puis enfin, nous montons dans un autre mini-bus qui nous conduira jusqu'à Monterrico.
Le lendemain matin nous nous sommes levés très tôt à 4h30 pour pouvoir aller nous promener en barque dans les mangroves au lever du soleil. Sur cette barque sans moteur nous glissons au fil de l’eau pour un réveil tout en douceur. Les couleurs sont pastels, le ciel est bien dégagé et se confond dans l’eau avec la majesté des 3 volcans, le spectacle est sublime. Nous observons également une multitude de différents oiseaux, des poissons volants, une végétation un peu intrigante, bref cette petite promenade valait bien le coup !

Après un petit somme dans nos hamacs préférés nous avons goûté à la force des vagues du pacifique et ce sable bien noir qui contraste avec l’écume aveuglante de la mer.
Nous aurons la chance en fin de journée de trouver un chicken bus direct jusqu'à Antigua. Nous arriverons à bon port après 2h30 de bus.

Ce petit weekend nous a fait beaucoup de bien et nous sommes ravis de connaitre une nouvelle ville au Guatemala.
D’Iztapa à Monterrico les paysages sont sublimes. La végétation (palmiers, forêts clairsemées, des herbes très longues, bien vertes…), les marais, les zébus, les vaches, les mangroves à peine visible nous font penser aux paysages du Botswana. Il ne manque plus que les éléphants et les hippopotames!
Tout au long de la route il ya des multitudes de fermes, des huttes, les enfants qui jouent dans le sable gris, les femmes qui tapent des mains pour préparer leurs tortillas (pain local sous forme de petite galette plate), d’autres se balancent tranquilles dans leur hamac. Nous sentons la mer pas très loin et ce paysage nous dépayse complètement de la jolie ville de Antigua. Ici tout est sauvage, cela fait du bien de redécouvrir ces paysages, cette campagne, la mer.

Une fois installés dans notre charmant petit hôtel Las Brisas del Mar, nous n’avons pas pu nous empêcher de faire la sieste dans les hamacs sur une terrasse au frais, face à l’océan.
Le côté très sauvage un peu fouillis, pas vraiment exploité de Monterrico me fait un peu penser à Imbassai au Brésil. Notre petite ballade sur la plage nous transporte au loin, en regardant l’océan nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à notre prochaine aventure de la traversée de ce même océan. Le soir nous nous offrons un petit diner aux chandelles ou nous dégusterons un véritable festin. Poisson grillé qui dépasse largement l’assiette de Delphine et petit steak frites pour Laurent. Nous avons bien mangé ce soir là !
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