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Le régime communiste de Castro, dictature?
L'Expédition / Amerique Centrale / Cuba / 'Le regime communiste de Castro, dictature?'
Dans cette de navigation, les cubains ont seulement accés à des sites Web cubains
Les medias internationaux n’ont pas surnommé Fidel Castro le Lider Maximo pour rien. L’homme de tous les pouvoirs, dirigeant de son pays pour plus de 50 ans, pourrait aussi être appelé 'roi' ou 'empereur'.

En 1959, Fidel le révolutionnaire prend le pouvoir du pays par la force et instaure une politique qui changera brutalement la vie de tous ses habitants : le communisme. Finie l’économie de marché, la puissance des latifundistes américains, les pauvres et les riches. Fidel nationalise tout, vire les gros propriétaires, et petit à petit met en œuvre sa théorie politique de l’Etat idéal.

Nous verrons dans cet article que pour réaliser cette société idéale, Fidel Castro a dû imposer des lois et des règles drastiques qui vont à l'encontre des droits et des libertés des hommes, et il nous est venu naturellement à l’esprit de nous demander si le régime castriste n’était pas finalement une dictature. Réponse dans la conclusion de cet article.


CHAPITRES :-
  
  
La politique du parti unique

Le seul parti politique qui existe est celui au pouvoir : le Parti Communiste Cubain (PCC). Fidel Castro ne permet la critique, et réprime toute opposition à son gouvernement. De nombreux cubains croupissent d’ailleurs dans les prisons, tout comme certains ont été exécutés suite à des procès éclairs et sans réelle défense.

Du point de vue plus général, les cubains n’ont pas le droit de monter une association ni même simplement de se réunir.
Le contrôle de l’information

Nous avons vu pendant notre séjour à Cuba que la liberté d’expression des cubains était très limitée. Les medias, quand ils ne sont pas directement contrôlés par l’Etat, sont soumis à une censure très sévère. Dans la radio, la TV ou la musique, chaque mot est surveillé. Les programmes ne sont d’ailleurs que nationaux, et il n’existe sur les ondes aucune retransmission d’émissions internationales.

Internet, que l’on a vu présent même dans les endroits les plus reculés du monde, est ici quasi inaccessible pour la population cubaine. L’installation chez soi d’un réseau est soumis à dérogation spéciale, et les cybercafés sont rares et hors de prix (6€ l’heure, soit une semaine de salaire moyen), car installés principalement pour répondre aux besoins des touristes.
En un mois, nous ne sommes rentrés qu’une seule fois dans un cybercafé. Celui-ci n’était d’ailleurs réservé qu’aux cubains. Nous avons été surpris de constater que les machines ne permettaient l’accès qu’à des sites cubains !! Impossible même pour nous d’accéder à notre boite mail ou à notre site international préféré : www.loladel.com.
Nous n’avons pas eu besoin d’aller à l’école pour deviner les programmes d’enseignement. Ceux-ci sont sûrement tous orientés sur la politique communiste du pays et sur son histoire révolutionnaire, et probablement les Etats Unis ne sont pas présentés comme les meilleurs amis de Cuba. Nous savons le peuple cubain intelligent et riche de savoirs dans beaucoup de domaines,  mais aussi pouvons affirmer que ces savoirs sont limités quand il s’agit d’affaires internationales. Voir notamment le portrait de Asunción dans notre article Portrait de la famille Potin, des cubains bien ‘castroisés’.
Affiche de rue: écran de communication brouillé
La propagande du gouvernement

Nous avons été impressionnés par le nombre de monuments, pancartes, inscriptions et autres slogans affichés dans toutes les villes et les campagnes.

Ces pancartes, qui chez nous seraient de simples affiches publicitaires (pas de pub à Cuba !), sont en fait des messages politiques TOUS liés à l’histoire révolutionnaire du pays et de son économie anti libérale.

Les mots ‘lucha’ (lutte), ‘victoria’ (victoire), ‘revolución’ (révolution), ‘vencer’ (vaincre), reviennent tout le temps. A lire ces slogans nous pourrions croire que Cuba est en guerre, en lutte permanente.

C’est aussi sûrement une manière pour Fidel de rassembler son peuple en l’unifiant face aux difficultés de la vie et à d’éventuelles attaques ennemies. Fidel veut cultiver chez les cubains un esprit révolutionnaire fort et aguerri, et aussi les persuader que la vie qu’ils mènent est la seule et la bonne. Instaurer chez eux un certain fatalisme les empêche aussi de remettre en doute le pouvoir en place.
'Dans chaque village, la révolution'
'Nous vaincrons'
Parmi tous les cubains que nous avons intimement rencontrés, seulement une personne nous a avoué franchement ne pas adhérer au régime communiste de Fidel Castro. Tous les autres nous ont loués les avantages du gouvernement et ont fait l’éloge de leur leader.

Notre hôte à Viñales, Nery, qui vit simplement et modestement, nous confie que la vie est dure, que les rationnements et la double économie du peso sont pénibles, mais que toujours elle luttera. On voit que malgré ses difficultés, elle croit au pouvoir en place et est d’ailleurs persuadée que Fidel ‘est l’homme politique le plus connu au monde’. Quant à la guerre, elle n’en a pas peur, et se dit déjà  habituée aux fortes restrictions et à la vie dure. La vie est une lutte permanente.
A gauche: 'continuons le combat'
Pour clore ce chapitre sur la propagande du gouvernement, voici un slogan qui nous a particulièrement amusés :
  
‘ Les cubains doivent savoir tirer, et bien tirer’
                                    (sur un stand de tir sur une plage de Trinidad)
Les cubains n'ont pas le droit de voyager

Autre loi impressionnante et clairement à l’encontre des libertés de l’homme : les cubains n’ont pas le droit de voyager.

Les seules exceptions sont les suivantes : voyages d’affaires (y compris artistes et sportifs), visite d’un parent de la famille directe vivant à l’étranger, mariage avec une étranger.

Selon un cubain que nous avons rencontré à La Havane, un passeport coûterait plus de 1000€ même dans le cas d’une visite de famille. De quoi décourager toute personne ayant osé vouloir sortir du pays.

Rectificatif: une lectrice vivant à Cuba nous a rectifiés: le passeport coute en fait 60 CUC, soit environ 50€. Beaucoup moins mais toujours beaucoup considérant le salaire moyen cubain.

En tant que voyageurs passionnés, cette loi nous a évidemment touchés et confirme encore notre idée que les cubains vivent dans une bulle quasiment imperméable. (Voir affiche ci- contre photographiée sur un mur de La Havane).
La peur de la répression

Quand il s’agit de parler de sujets sensibles ou tabous, les cubains chuchotent ou se cachent. Les plus méfiants se tairont complètement ou changeront de sujet.

Un soir à La Havane, nous discutions avec une famille qui nous avait gentiment abrités lors d’une pluie tropicale soudaine. Quand on commence à leur poser des questions sur leur quotidien, ils nous répondent volontiers mais ne cessent de jeter des regards furtifs tout autour pour s’assurer que personne n’écoute. Le mari d’une des femmes qui nous parle, moins accueillant que les autres, était très méfiant à mon égard persuadé que j’étais un agent secret cubain faignant d’être touriste !! Sa femme me dit gentiment de ne pas écouter cet idiot, évidement en pleine crise de PARANOIA.

Edesa, notre hôte de 85 ans dans la petite ville de Morón près de Cayo Coco, nous raconte sa vie avant et après la révolution. Elle nous explique clairement que les communistes ont détruit toute sa vie et celle de son mari en confisquant toutes les richesses qu’ils avaient accumulées avec leur entreprise privée (dont 4 voitures et 7 maisons !). Pendant la discussion, elle nous répète plusieurs fois qu’elle ne devrait pas nous parler si ouvertement de son mépris pour la politique de Castro, car ici la répression est dure et parler mine jouer avec le feu…

Ces deux petits épisodes ainsi que bien d’autres dont nous avons été témoins nous ont prouvé une chose: les cubains ont une peur constante de la répression.

Autre fait marquant illustrant aussi ce sujet : en un mois de voyage à Cuba, nous n’avons vu aucune scène de violence.
La ségrégation

Il serait exagéré et faux de comparer Cuba à l’Afrique du Sud que nous avions vue ravagée par l’Apartheid et dans une situation de crise différente. A Cuba, le racisme blanc / noir est quasi inexistant ou alors minoritaire. Sachons qu’ici plus de 65% de la population est noire ou métisse.

La ségrégation que nous avons observée est tout autre et plutôt relative à la nationalité : on est soit cubain, soit étranger. Si cette ségrégation est invisible aux yeux de la plupart des touristes qui voyagent à Cuba, elle nous a nous particulièrement touchés car voyageant à la routarde, nous avons tout faire comme si nous étions cubains. Pour dépenser moins (24 fois moins ! Voir notre article ‘Pesos et CUC, une double monnaie’) et participer à la vie locale cubaine : le transport, le logement, la nourriture.

Pendant un mois nous avons dû en permanence lutter contre ce système de ségrégation, en le contournant ou en se résignant parfois à l’accepter : pas le droit de manger dans un resto cubain, pas le droit de prendre des bus non destinés aux touristes, pas le droit de dormir dans un établissement réservé pour les Cubains ou même pas chez un ami cubain !
Voyager à la cubaine: dans les camions (Delphine assise par terre)
Voyager à la cubaine: l'auto stop
Manger à la cubaine: chez eux en toute illegalité
Manger à la cubaine: dans la rue
Conclusion et avenir politique pour Cuba

Répondons d’abord à la question posée dans le sujet de cet article : OUI, le régime castriste nous parait être une dictature. Les raisons ? Chacun des sujets évoqués dans les sous chapitres de cet article, renforcés par la nature même du communisme : tout appartient et est géré par l’Etat.

Ceci dit, ce sujet m’a fait particulièrement réfléchir et m’a fait aboutir à des questionnements plus philosophiques :

Comment pourrait-on définir une société parfaite ? Comment la mettre en œuvre, et sous quelles conditions ? Ces conditions sont elles éthiquement acceptables ?

Notre éducation parisienne et londonienne hyper libérale nous a habitués à vivre dans la liberté la plus totale. Nous avons l’opportunité d’acquérir des connaissances dans tous les domaines, avons le droit de critiquer, de nous exprimer. Nous avons l’opportunité de nous enrichir, et de faire de nos richesses ce que bon nous semble. Mais d’un autre côté, ne peut-on pas affirmer que notre société moderne et libérale vit constamment dans l’insatisfaction, le conflit, et la recherche perpétuelle de ‘meilleur’ et de plaisirs de plus en plus sophistiqués ? Notre voyage et nos observations à travers le monde nous permettent d’affirmer que oui.

En analysant avec recul le régime de Castro dont certains avantages sont indéniables (santé et éducation gratuite pour tous), je me dis sans l’adopter que sa théorie de société parfaite et les moyens politiques de sa mise en place sont finalement cohérents : le cubain ne doit savoir que le nécessaire qui le rendra heureux. Et rien de plus, car cela fomenterait son esprit critique et l’empêcherait de voir le VRAI. L’atteinte aux libertés du cubain ne devient alors qu’un faux problème, puisque ce dernier n’est pas au courant de ce dont il est privé.

Ce système n’a cependant pas pu marcher, car le reste de la planète est trop différent, le bloc communiste s’est effondré, et Cuba étant incapable de se suffire à elle-même, est dépendante de l’extérieur et forcée d’importer des devises étrangères pour importer d’autres produits manufacturés. De la se créent un marché noir, une double économie, des nouveaux besoins et des inégalités. Tout le système se casse la gueule.

Quel avenir donc pour Cuba ? Je pense personnellement qu’une fois les Castro partis, l’ile imputée de son pilier idéologique et de sa puissance politique ne pourra résister à la tentation d’accepter les investissements étrangers pour relancer son économie et faire baisser les prix de consommation. Certains s’enrichiront, mais les inégalités continueront d’augmenter et Cuba ne deviendra plus qu’un pays en voie de développement comme tous les autres…


Laurent
'Vive la révolution'
'Nous voulons que vous soyez comme le Che', Fidel
'Révolution: c'est défendre les valeurs auxquelles on croit au prix de tout sacrifice'
'Les jeunes vers un futur victorieux - solidaires à la révolution'
Nous avons remarqué aussi que Fidel utilise beaucoup la figure du Che dans sa propagande politique et sociale. Le gentil guérillero, connu pour son dévouement et ses qualités humaines uniques, est une image parfaite pour servir d'exemple dans la propagande communiste et adoucir les duretés du régime en place.
Affiche de rue: Protégeons-nous de nos ennemis...
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