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Salvador de Bahia

L'Expédition / Amerique du Sud / Bresil / 'Bahia l'Africaine'

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Enfin, Salvador, à l’image du Brésil, est aussi la ville de toutes les contradictions, où les extrêmes se côtoient. Les pauvres, les riches, le vieux, le moderne, le luxe et la précarité. Beaucoup d’enfants en guenilles trainent dans les rues, tellement au dépourvu qu’ils vont jusqu'à demander des gorgées d’eau. On voit aussi que la drogue de rue (crac) fait des ravages. A côté l’argent circule partout, et des gens dépensent en un jour ce que d’autres dépensent en un mois…



Au niveau architectural, du vieux et de neuf, du neuf dans du vieux. Grâce à notre nouveau job YouPlanet (on vous en parle plus tard), nous visiterons plusieurs pousadas de charme et de luxe. Aménagées dans d’anciennes maisons coloniales de la haute ville, ces maisons sont des chefs d’œuvres architecturaux.

Laurent

  

Un autre aspect incontournable de Bahia : la fête. Les bahianais sont connus pour être les plus gros fêtards du Brésil, il n’y a pas une semaine sans carnaval ou fête particulière.

Le lendemain de notre arrivée, nous assistons à la grande fête du Lemanja, célébrant la déesse de la mer et la fameuse religion du Candomblé, cette étrange religion très africaine où les pratiquants entrent en transe pour communiquer avec esprits et divinités. Pendant la fête, on ne ressent pas trop le côté pieu de la religion, mais plutôt le sang chaud des dizaines de milliers de personnes qui ont passé leur après midi et soirée à boire et danser. Rondes de capoeira, samba, fanfares ambulantes, stands de bières et caipirinas à perte de vue, et surtout toute cette foule ! Pendant ce temps la, sur la plage, des centaines de personnes jettent des bouquets de fleurs dans la mer en hommage à la déesse. Le spectacle est vraiment étonnant!

C’est avec une certaine sensibilité que nous avons découvert le visage des gens de Salvador de Bahia. Salvador, la première ville africaine d’Amérique du Sud, nous a tout de suite touchés par son énergie folle et démesurée, par le sang chaud de tous ses descendants d’esclaves africains. C’est en effet ici qu’ont débarqué des centaines de milliers de noirs pendant des décennies. Esclaves dans les plantations, dans les mines ou chez les gens, ils se sont petit à petit mixés avec les colonisateurs, pour donner ce mélange explosif que sont aujourd’hui les bahianais.

Quand on les regarde danser et jouer de la musique, on reconnait l’énergie et le sens du rythme inné des africains. Les femmes bahianaises portent des robes traditionnelles qui nous rappellent les boubous du Mali et du Sénégal, avec aussi une petite touche des Antilles. Ils ont le nez épaté et les cheveux frisés, le visage plutôt rond et les traits bien africains.


Plusieurs fois je les observais, et je mourrais d’envie de leur demander ce qu’était pour eux l’Afrique, j’avais envie de les voir là bas, au milieu d’un souk à Bamako ou dans un désert d’Angola. A mon avis, avec plus de 8 générations dans le dos, ces bahianais sont avant tout des brésiliens, des latins, ou plutôt des africains latinisés, ou le contraire… Bref, sans doute mes origines métisses me rendent plus sensible sur le sujet, mais ce qui est sûr c’est que notre voyage nous permet de mieux comprendre l’origine des races, les mélanges, et les mouvements massifs de populations qui ont formé les peuples d’aujourd’hui.

Un de mes passe-temps favori, la bouffe. Avec Del, malgré notre budget rétréci, on s’est (comme d’habitude) bien fait plaisir.  Nos journées sont rythmées de glaces, popcorns et crêpes au tapioca. Un soir, nous testons une bonne adresse du routard, une école de cuisine bahianaise, un buffet à volonté de spécialités locales, y compris desserts. Michelle, la Maman de Delphine, aurait pu passer toute la nuit à énumérer les nombreux ingrédients qui composent cette cuisine aux influences d’Afrique, des Antilles et de l’Orient. Nous, on s’est contenté de manger. Tous les plats. Un par un.

Le centre de ville de Bahia, classé au patrimoine de l’UNESCO, garde encore toutes les marques du colonialisme. Plus d’une cinquantaine d’églises de style baroque, des maisons coloniales de toutes les couleurs, des rues et ruelles en pavé. Le charme de l’endroit est incontestable et nous fait presque oublier toute cette mafia touristique.


Les portugais, dans leur mission de convertir les noirs à la religion catholique, ont mis les moyens. Tous les intérieurs d’églises sont grandioses, resplendissants, construits pour étonner. Marbre, or, peintures, sculptures, diamants, on en a plein la vue. Delphine, qui a étudié l’histoire de l’art, et qui comme moi aime la sensation de sérénité, de satiété qui repose dans les églises, adore. Sur le Pelourinho, une place en pente pavée où les esclaves se faisaient martyriser, une grande église, construite de toutes pièces par les esclaves eux-mêmes. Un détail, tous les saints sont noirs…

Nous partons de Salvador avec plein de souvenirs et d’étranges sensations de déjà vu d’Afrique… Nous continuons maintenant notre route vers le Nord du Brésil, direction Fortaleza !

  

Du 1er Février au 5 Février 2009

'Fete du Lemanja a Bahia, le Carnaval va etre fou fou fou!!'


Salvador de Bahia, Feb 09

Voir un montage video de la fete !