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Puerto Iguazu, du village aux plus grandes chutes du monde
L'Expédition / Amerique du Sud / Argentine / 'Les chutes d'Iguazu'
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Après avoir fait nos adieux pour la 2eme fois à Buenos Aires, nous partons pour un autre long voyage en bus, direction l’extrémité nord-est du pays à la limite du Brésil et du Paraguay. C’est ici que se trouve l’un des ensembles de chutes d’eau les plus impressionnantes du monde, Iguazu. Après avoir visité les chutes de Victoria au Zimbabwe en Octobre dernier, nous sommes curieux de visiter ce site dont on a tant entendu parler!

Tout au long de notre voyage en bus, on voit le paysage changer. Les montagnes et steppes de la Patagonie sont loin derrière nous, aussi bien que la pampa de l’état de Buenos Aires. Beaucoup de vert, d’arbres et de petites collines luxuriantes, on sent le climat tropical refaire surface. Les petits villages et les chemins en terre que nous croisons, les gens de plus en pus bronzés et ridés par le soleil, le métissage africain, nous voila bien de retour vers le Brésil !!

Arrivés à destination, Puerto Iguazu, on se sent de suite écrasés par la chaleur. Un bon 30-35°C, en contraste total avec le 0°C d’Ushuaia quelques jours plus tôt. Delphine a faim, soif, est fatiguée et a du mal à porter son sac à a dos. Dans ces moments la, je sais par expérience qu’il ne faut pas trainer, et que pour éviter une bonne crise il faut se dépêcher de se poser. Vingt minutes plus tard, on plante notre tente dans un grand camping verdoyant, à quelques kms de la ville.
  
En m’enfonçant dans ce labyrinthe de ruelles en terre, les constructions deviennent de plus en plus précaires, comme squattées ou abandonnées. L’Etat a construit des logements sociaux à perte de vue, tous identiques et numérotés en lettres et chiffres, comme un code bar d’une série de produits. Je retrouve ici des airs de Soweto, une des banlieues de Johannesburg que l’on avait parcourue en voiture en Afrique du Sud. Je ne me sens par contre pas du tout en insécurité, même si je vois que ca trafique. A 5 kms se trouve le Paraguay, connu pour produire et exporter de larges quantités de drogues. Dans ma tête, j’imagine certaines maisons être des planques, et ces hommes assis devant leurs gardiens. Pour au mois une d’entres elles, je ne pense m’être trompé! Les gens me regardent seulement d'un air étonné, se demandant ce qui m’a pris de courir sous cette chaleur avec une carte postale dans la main.


Une heure après avoir commencé à courir, je m’arrête, exténué. Encore perdu dans ce quartier populaire, je me mets à marcher au hasard, tout en continuant d’apprécier toutes les scènes de vie autour de moi. Loin de la ville et au cœur même de la vie rurale de ces gens simples, dans ce décor de terre et de tropique, je me sens bien et je savoure.

Quelques centaines de mètres plus loin, je tombe sur la rue principale. Des boutiques, des touristes, je suis bien revenu dans un autre monde, construit pour les riches et les touristes. Je trouve la poste, poste ma carte postale pour nos amis Diego & Lolita, et je retourne au camping.
Laurent
Footing à travers l’arrière ville

Après une bonne séance de bronzage au bord de la piscine, je me motive pour aller courir et faire fondre les calories superflues englouties à Buenos Aires. Sous une trentaine de °C, je me lance alors sur la route, sans le savoir parti pour un des footings les plus intenses que j’ai jamais connus.

Très vite je quitte la route principale et je m’enfonce dans l’arrière ville. Je suis frappé par mon entourage. Les routes en bitume se transforment en terre couleur terracota, et les habitations en petites fermes précaires qui semblent s’abandonner avec le temps. J’ai l’impression d'être de retour au Mali, avec à la place des africains des hommes et des femmes métissés, typés paraguayens. Scène après scène je continue à courir complètement captivé par ce que je vois. Autour de moi, c’est le désordre. Des poules qui traversent la rue, deux hommes allongés sous une voiture, une femme qui peint les ongles de pied d’une autre, tous ces gens assis par terre à ne rien faire, qui passent leur journée, tranquillement.
Sceance bronzage avant l'effort

Les chutes d’Iguazu

Le lendemain, on se lève tôt pour passer toute la journée au Parc National d’Iguazu. Le site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, accueille jusqu'à 15 000 visiteurs par jour, et on s’empresse d’entrer pour éviter les foule et l’effet ‘Touristland’.

A l’intérieur, tout est très organisé. De nombreux sentiers et parcours de passerelles ont été créés à travers la forêt tropicale et tout autour des chutes. Il y a même un train qui balade les plus paresseux, et un bateau qui nous amène sur une petite ile où le spectacle sur certaines chutes est très impressionnant. Le parc est immense, il y a environ 200 chutes d’eau à admirer !

Nous sommes de suite pris par le spectacle. Les débits d’eau sont beaucoup plus importants que ceux des chutes de Victoria au mois d’octobre, et le nombre et la grandeur des chutes plus impressionnants. On entend l’eau vrombir, les vapeurs d’eau au dessus du fleuve nous envahissent, on est au cœur d’un véritable phénomène de la nature. La chute la plus spectaculaire est celle d’Union, sous les Gorges du Diable. A quelques mètres de la chute, tout en haut, nous pouvons admirer des milliers de litres d’eau tomber violement 80 mètres plus bas, formant un grand nuage d'eau vaporisée.

Nous passerons en tout prés de 6 heures à marcher à travers les ensembles de passerelles, en compagnie de deux backpackers suisses allemands rencontrés sur le chemin. Nous admirons au passage la faune et la flore, très riches dans cette zone tropicale intense. Nous ne verrons ni puma ni toucan, mais avons eu la chance d’apercevoir un varan, petit animal genre tapir à carapace dur, des milliers de papillons, des putois et ce petit animal étrange, un sorte de milles pattes aux poils doux.
Du 7 au 10 Avril 2009